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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 14:06

Gribouille1.jpg A l’origine, le bézoard était le nom donné aux calculs des voies digestives ou urinaires. Plus généralement, ce terme désigne un corps étranger que l’on trouve essentiellement dans l’estomac des animaux  et des humains.

 

Autrefois, en Orient, il était considéré comme un antidote aux poisons et aux maladies infectieuses.

 

 

En médecine on distingue 3 sortes de bézoards :

 

  • Les phytobézoards formés de débris végétaux
  • Les trichobézoards formés de cheveux ou de poils
  • Les pharmacobézoards formés d’un amas de médicaments ou de leurs enveloppes.

 

 

Causes et facteurs favorisants

 

  • Chez l’humain, leur formation est favorisée par un ralentissement du transit digestif. On en trouve plus particulièrement chez les psychopathes qui s’arrachent poils et cheveux et les ingèrent ensuite.

 

  • Chez le chat, très attentif à sa propreté, le fait de se lécher beaucoup pour débarrasser son poil des parasites et des poils morts, provoque l’apparition de bézoard,  sous forme de boules de poils dans l’estomac.

 

 

Symptômes

 

  • Des nausées et vomissements rapidement après les repas, crachats persistants.
  • Des ballonnements
  • Des hémorragies digestives

 

 

Complications

 

Dans les cas extrêmes une occlusion complète peut survenir au niveau de l’estomac.

 

 Gribouille2.jpg

Traitement

 

  • Des pâtes anti-boules de poils et l’herbe à chat aident l’animal à vomir son bézoard.

 

  • Un retrait endoscopique ou une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire pour l’éliminer.

 

 

Prévention

 

  • Brossage régulier du chat, éventuellement en le baignant  si la perte de poils est intensive.

 

  • Alimentation fortement concentrée en fibres végétales pour aider à l’évacuation par voie rectale.

 

  • Du gel d'aloe vera : L’effet lubrifiant permet de faire transiter le bézoard par le tube digestif ; L’effet laxatif permet une élimination naturelle.


 

En prévention et traitement

Le gel à boire d’ALOE VERA

(1 à 2 cuillerées, soit 30 ml par jour)

AloeVera-GelPeche

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 08:55

Ride_du_lion.jpg

Couramment employé par la chirurgie esthétique pour lutter contre les rides, le botox n’est cependant pas sans dangers.

 

Mieux vaut utiliser un produit plus « doux » à base d’acide hyaluronique, tel le Sérox présenté ci-après.

 

 

Les dangers du Botox


Au départ, la toxine botulique, produite par la bactérie clostridium botulinum, est un poison mortel, extrêmement plus dangereux que le cyanure. Cette toxine provoque le botulisme, maladie paralytique rare mais grave car mortelle.

 

Son utilité esthétique

 

Utilisé en chirurgie esthétique sur la partie supérieure du visage (rides du lion, du front et pattes d’oie), il bloque l’action du neuromédiateur responsable de la contraction des muscles, provoquant ainsi leur paralysie, ce qui a pour effet d’atténuer les rides.

L’intervention ne dure pas plus de 15 minutes et son effet persiste durant 3 à 6 mois.

L’effet obtenu n’est pas toujours apprécié (rigidité et manque d’expression du visage, yeux écarquillés).

 

Les contre-indications

 

Le botox est interdit aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes atteintes de maladies neurologiques (myasthénie) et à celles qui sont hypersensibles ou allergiques à certaines substances.

 

Les contraintes

 

Rides-injections.jpgUne semaine avant et après chaque séance, il ne faut pas prendre d’aspirine ou d’anti-inflammatoire, ni d’antibiotiques de la classe des aminosides.

Il faut éviter toute activité sportive, toute attitude penchée pendant les 4 premières heures suivant l’injection et ne pas masser ou appuyer sur la zone traitée durant 12 heures. L’injection, réalisée sans anesthésie, doit être faite par un médecin compétent, pas plus de 2 ou 3 fois par an.

Le coût du traitement –non remboursé par la Sécurité Sociale- est élevé : 300 à 600 € par séance.

 

Les complications

 

On observe un risque de dispersion de la toxine dans d’autres parties du corps et des effets secondaires négatifs à plus ou moins long terme :

 

  • A court terme : perte de sensation, maux de tête, hématomes, douleurs faciales, affaiblissement de la paupière, crises d’angoisse ; si le produit atteint le muscle releveur de la paupière, le patient se retrouvera avec une paupière supérieure tombante. Si les muscles des yeux sont touchés, il aura des troubles de la vue (strabisme, larmoiement ou sécheresse oculaire). Ces accidents sont réversibles en quelques semaines.

 

  • A plus long terme on a pu observer les complications suivantes :  grande fatigue, problèmes au niveau respiratoire et de la déglutition, purpura vasculaire mettant la vie en danger.

 


Autre option contre les rides : l’acide hyaluronique


L’acide hyaluronique (AH) est une substance présente de manière tout à fait naturelle dans notre organisme (tissus conjonctifs, épithéliaux et nerveux).


Acide-hyaluronique.jpg

Utilisé pour traiter l’arthrose du genou, il est désormais également prescrit en médecine esthétique comme produit de comblement des rides.  

 

Il peut se substituer au collagène car il réduit les risques d’allergie et son effet est plus durable. De plus, étant résorbable, il empêche tout accident définitif.


Il sert à maintenir l’hydratation de la peau et participe à sa tonicité. Il peut être injecté dans l'épaisseur de la peau ou appliqué à sa surface.



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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 14:04

Osteoporose_gr.gif 

L’ostéoporose est une décalcification progressive du squelette qui se traduit par une fragilité des os.

 

Elle touche environ 3 millions de français, surtout les femmes ménopausées, mais les hommes constituent également 13 % des patients concernés.

 

Cette fragilité osseuse n’est pas douloureuse et passe souvent inaperçue. Mais, chaque année, elle est responsable de 130 000 fractures environ.

 

Le dépistage se fait par une ostéométrie (scanner) qui permet de mesurer la densité osseuse. Cet examen facile et rapide est réalisé au niveau de la colonne cervicale et de la tête du fémur, essentiellement en cas de maladie, ou de traitement, aux effets secondaires entraînant un risque d’ostéoporose.

 

 

 

Les causes et facteurs favorisants de l’ostéoporose

 

Le vieillissement

 

La principale cause est la perte du capital osseux avec l’âge.


 

Les facteurs mécaniques

 

L’immobilisation entraîne une diminution de la formation osseuse et une accélération de la destruction.


 

Les facteurs génétiques 

 

L’ostéoporose touche essentiellement :

  • Les femmes (1 femme sur 4, contre 1 homme sur 8), mais, sans doute, entrent aussi en jeu des facteurs endocriniens. Le risque d’ostéoporose est plus important chez les femmes dont le père ou la mère a souffert d’une fracture du col du fémur.
  • Les personnes minces, ce qui peut mettre également en cause des facteurs mécaniques car les forces de pesanteur du corps interviennent dans le processus de la formation osseuse.
  • Les populations noires sont moins touchées.

 

 

Les facteurs métaboliques

 

La dénutrition favorise l’ostéoporose ; elle est fréquente chez :

  • les personnes âgées,
  • les personnes anorexiques,
  • les sujets dont le régime est trop riche en sel et en protéines (viandes). Ce régime favorise la fuite du calcium dans les urines
  • les personnes consommant peu d’aliments riches en calcium et vitamine D
  • les consommateurs d’alcool et de tabac.

 

 

Les facteurs hormonaux


  • La diminution des hormones œstrogènes liée à la ménopause joue un rôle majeur. Elle peut être compensée par un traitement hormonal substitutif (THS) surtout si la ménopause est précoce (avant 40 ans).
  • Certaines maladies endocriniennes favorisent l’ostéoporose : diabète, maladie de Cushing (hypersécrétion d'hormone corticosurrénale), par exemple.

 

 

Certains traitements


Le traitement prolongé à base de corticoïde et d’héparine favorise l’ostéoporose.

 

 

 

Les symptômes

 

Pendant de longues années aucun symptôme n’apparaîtra.

 

La découverte de l’affection se fera à l’occasion :


  • d’une fracture, notamment au niveau du col du fémur ou du poignet (fracture de « Pouteau-Colles »).
  • d’un tassement vertébral provoquant une douleur, souvent au niveau des dernières vertèbres dorsales ou des premières lombaires. Ce tassement peut être brusque, à l’occasion d’un effort, ou progressif.
  • Une cyphose (déformation du dos) et une réduction de la taille apparaissent lorsque plusieurs vertèbres sont touchées.

Osteoporose-taille.jpg

 

 

Le traitement de l’ostéoporose

 

  • Traitement orthopédique, sans opération : la fracture du poignet est « réduite » sous anesthésie et protégée par un plâtre entourant la main et l’avant-bras pendant 1 mois ½.

 

  • Traitement chirurgical pour garantir une meilleure fixité :

 

Broches, plaques, clous ou prothèses totales sont ajoutés par le chirurgien.

Des implants à base de phosphate de calcium sont utilisés pour les fractures vertébrales.

De « l’os injectable » ou en pâte, à base de phosphate de calcium, se solidifie à la température corporelle.


 

 

La prévention de l’ostéoporose

 

1) La prévention doit être envisagée dès l’enfance et poursuivie tout au long de l’existence :

 

Par une alimentation adaptée

 

- avec un apport suffisant :


  • En calcium : laitages, légumes verts, certaines eaux (hépar, contrex par exemple)
  • En vitamine D : poissons gras (maquereau, saumon, sardine, hareng), foie  et huiles de poisson, jaune d’œuf, et si nécessaire, en complément alimentaire.
  • En sélénium, oligo élément indispensable mais toxique à haute dose (400 µg/jour pour les adultes et 280 µg /jour pour les adolescents, 70 µg/jour pour les femmes enceintes et allaitantes), dans les champignons, le foie, les poissons et crustacés, les céréales complètes, les noix...
  • En ipriflavone (dérivé d’une isoflavone du soja) : associée au calcium elle contribue à prévenir l’ostéoporose des femmes ménopausées.
  • En vitamine K2 : présente dans le foie, les produits laitiers et les huiles de poisson, elle pourrait augmenter la densité osseuse. Une grande partie des apports en vitamine K est assurée par les bactéries de la flore intestinale. Si celle-ci est perturbée, l’utilisation de probiotiques peut s’avérer utile.

 

PROBIOTIC 12 de LR

1 milliard de « bonnes » bactéries par capsule

ProBiotic

 

 

- Avec un apport limité en aliments favorisant l’élimination du calcium dans les urines :

  • Caféine : café, thé, chocolat, colas
  • Protéines en excès : viandes, poissons
  • Acide phosphorique : sodas, aliments industriels
  • Phytates : pains sans levain, son..
  • Alcool.

 

 

Par l’activité physique qui renforce la densité osseuse, surtout l'activité  dans laquelle les os sont soumis à de petits chocs répétés : Chez les jeunes, les sports d’impact (tennis, saut, football), la course à pied, l’aérobic, sont recommandés. Chez les plus âgés, même seulement 30 minutes de marche par jour, sont bénéfiques.


 

Par une exposition raisonnable au soleil, la peau permettant la synthèse de vitamine D.

Soleil.gif

 

 

 

2) Après 50 ans, aux mesures de prévention précédentes, on pourra ajouter :

 

Un traitement hormonal substitutif en oestrogènes chez les femmes ménopausées, associé à un contrôle médical régulier, en raison du risque de cancer associé au traitement.

 

 

Des traitements médicamenteux spécifiques, durant au moins 3 à 4 ans :

  • Des biphosphonates qui empêchent la décalcification et réduisent ainsi le risque de fracture des vertèbres et des hanches.
  • Le raloxifène est prescrit chez la femme ménopausée, prédisposée au cancer du sein, en remplacement du traitement hormonal. Il réduit le risque de fracture.
  • Le ranelate de strontium réduit le risque de fracture vertébrale et de la hanche.
  • Le tériparatide, ou parathormone, est utilisé chez les personnes ayant déjà subi 2 fractures vertébrales.

 

 

Dans l’avenir, de nouveaux traitements devraient être plus efficaces en renforçant l’action des cellules ostéoblastiques (qui construisent l’os) ou en diminuant l’action des cellules ostéoclastiques (qui détruisent l’os), ces 2 types de cellules intervenant en permanence dans notre organisme. En effet, nos os sont des tissus vivants en constant remaniement.


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Published by Gabrielle - dans Santé
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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 07:54

Obésité-Balance1

 

Le surpoids touche 32 % des personnes de plus de 18 ans, et l’obésité, 15 % des plus de 18 ans !  Il s’agit désormais d’un véritable problème de santé publique qui nécessite une prise en charge médicale et une mise en garde contre les régimes suivis sans discernement.

 

L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, http://www.anses.fr/ ) vient de publier le rapport du Dr LECERF, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille,  sur 15 régimes présentés dans le tableau récapitulatif ci-dessous.


 

Régimes


Principe


Evaluation


 

Atkins

 

Régime hyperprotéiné  très hypocalorique.

 

Sans glucides (fruits, féculents, légumes secs, céréales, fruits, lait, sucreries et alcool). Légumes verts limités à 50 g par repas.

 

Aliments riches en protéines et en lipides autorisés à volonté.

Régime carencé en vitamines, fibres et minéraux.

Malaises hypoglycémiques, état nauséeux, constipation, maux de tête, crises d’acétone.

Fonte musculaire, état de fatigue et dépression.

L’excès de lipide augmente la cholestérolémie et favorise les maladies cardio-vasculaires.

Perte de poids rapide la 1ère semaine.

Reprise de poids après régime.

 

Californien

(ou Guttersen)

 

Régime très hypocalorique en 3 phases dont la 1ère permet de perdre du poids et la dernière doit rester son mode alimentaire à vie.

Interdits : les produits industriels transformés.

Autorisés : les aliments naturels et complets, contenant un maximum de nutriments essentiels à l’organisme pour un minimum de calories.

Privilégier la variété et l’équilibre alimentaire : on mange moins mais mieux.

 

Pas de sensation de faim mais une 1ère phase, sans sucre, pas toujours facile à aborder.

 

Régime équilibré à partir de la 3ème phase.

 

Perte de poids assez rapide.

Reprise de poids fréquente après régime.

 

Chrononutrition

(ou Delabos)

 

 

Plus qu’un régime, il s’agit d’un nouveau mode de vie à adopter, basé sur les rythmes biologiques du corps. On peut consommer n’importe quel aliment du moment qu’il est consommé au moment opportun.

Petit-déjeuner : aliments gras (œufs, fromage, beurre, pain, charcuterie)

Déjeuner : aliments lourds (viande maigre, féculents…)

Goûter : aliments sucrés (chocolat, fruits frais ou secs)

Dîner : rien ou des aliments très légers (poisson maigre, légumes frais)

On peut s’accorder 2 repas sans contraintes par semaine.

Régime nutritionnellement assez bien équilibré. Possible carence en vitamines, minéraux et fibres car légumes verts et fruits sont limités.

Un apport excessif en acides gras saturés, d’où des risques d’hypercholestérolémie et cardio-vasculaires.

Améliore la digestion et donne davantage d’énergie dans la matinée.

Améliore le sommeil.

Difficile à concilier avec une vie active (risque d’être fatigué, irritable).

Peut instaurer une certaine lassitude.

Ne permet pas une perte de poids rapide.

Risque de reprise de poids après l’arrêt de la chrononutrition.

 

Citron détox

 

Régime hypocalorique de détoxification, sur 2 semaines maximum, reposant sur une boisson constituée d’eau pure, d’un jus de citron frais, de poivre de Cayenne ou de gingembre moulu, de sirop de palme et d’érable (ou miel liquide).

Le jus de citron dissout les graisses en excès.

Le poivre de Cayenne et le gingembre moulu accélèrent le métabolisme, favorisant ainsi la circulation et l’élimination des toxines.

Le sirop de palme et d’érable apporte les éléments nutritifs nécessaires au fonctionnement continu de l’organisme et accélère la régénération cellulaire.

On consomme 6 à 9 verres de cette boisson par jour. Toute nourriture solide est interdite.

On peut éventuellement consommer un thé laxatif 2 fois par jour.

 

Régime hypocalorique très déséquilibré.

 

Difficulté à tenir sur la durée, sans manger de nourriture solide, sensation de faim.

 

Maux de tête, récidives d’acné…

 

Fonte de la masse musculaire. Manque d’énergie pour les activités physiques.

 

Nécessite un retour très progressif à une alimentation normale.

 

Perte de poids rapide à court terme.

Reprise de poids tout aussi rapide.

 

Cohen

 

 

Régime hypocalorique : on mange de tout, mais en moindre quantité, tout en augmentant les dépenses énergétiques.

 

Consommation importante de fruits et légumes, crus et cuits.

Régime sans carence : grande diversité des aliments consommés.

Accent mis sur l’activité physique.

Un temps de préparation long pour certaines recettes, pas toujours conciliable avec une vie active.

Un régime à 800 cal / jour environ peut entraîner une fatigue importante.

Perte de poids effective.

Reprise de poids fréquente après le régime.


 

Dukan

 

 

Régime hyperprotéinique, pauvre en graisses et en glucides, peu calorique.

 

En plusieurs phases. Au cours de la 3ème phase, 2 repas sans contraintes par semaine sont autorisés.

Carences en vitamines, sels minéraux et fibres, apport trop faible de lipides.

Effets secondaires : constipation, fatigue.

Masse musculaire préservée.

Régime facile à pratiquer même en dehors de chez soi.

Risque de lassitude en ne mangeant que des protéines.

Perte de poids rapide favorisant la motivation, sans sensation de faim.

Risque de reprise rapide du poids.


 

Fricker

 

Régime hypocalorique en 3 phases.

Première phase à base de viande, de poisson, de légumes et de laitages.

Une petite quantité de matière grasse et de fruits.

Déconseillés : pain, féculents, aliments sucrés.


Carences en 1ère phase.

Régime contraignant, source de frustrations.

Risque de fatigue physique et intellectuelle durant la 1ère phase.

Perte de poids rapide.

Reprise de poids inévitable.

 

Mayo

 

Limité à 2 semaines, hypocalorique.

Interdits : matières grasses, féculents et légumes secs, produits sucrés et laitages.

Limités : fruits

Menus à base de thé, de café, de légumes, d’œufs (6 par semaine), de pamplemousses.

Pauvre en protides et en glucides.

Des privations difficiles à supporter.

Carences en protéines, vitamines et minéraux.

Malaises hypoglycémiques, crises d’acétone, fonte musculaire rapide, fatigue, risque d’ostéoporose.

Apport élevé en lipides d’où excès de cholestérol et risques de maladies cardio-vasculaires.

Perte de poids rapide.

Reprise de poids rapide après régime.


 

Miami

(ou Agatston)

 

Régime en 3 phases.

La 1ère est sans glucides et très riche en lipides et en protéines, proche du régime Atkins.

Légumes autorisés, sauf betterave, carotte, potiron et courges.

Matières grasses à privilégier : huile d’olive ou de colza, poissons gras, fruits oléagineux.

Carences en vitamines, surtout C, et en micronutriments.

Régime difficile à concilier avec une vie active en raison de ses nombreux interdits.

Effets secondaires : crise de goutte, problèmes de vésicule, constipation…

Perte de poids rapide.

Reprise de poids après le régime


 

Montignac

Interdit les aliments à index glycémique élevé (carottes, pommes de terre, céréales raffinées)

Interdit le mélange glucides / lipides au cours d’un même repas.

Interdit le mélange protéines animales / féculents

Le mélange protides / lipides est autorisé et permis à volonté.

Les fruits sont consommés en dehors des repas.


Trop riche en lipides, entraîne un excès de cholestérol et peut favoriser les maladies cardio-vasculaires.

 

L’insuffisance d’apport en glucides entraîne une fonte musculaire et un état de fatigue

 

Reprise de poids après régime.

 

Ornish

 

Régime végétarien excluant les lipides.

Consommation quasi exclusive de fruits et légumes, en plusieurs petits « en-cas » répartis dans la journée, plutôt que lors des 3 repas habituels.

Risque de carences en protéines, lipides, vitamines, fer et acides gras essentiels.

Sensation de faim très rapide après le repas.

Perte de poids lente mais régulière.

 

Soupe au chou

(ou « sacré cœur »)

 

 

Régime hypocalorique à effet détox.

 

Soupe aux choux consommée à volonté.

Régime déséquilibré, carences en protéines et sucres.

Monotonie déprimante, sensation de faim...

Effets secondaires : maux de tête et  irritabilité, manque de concentration

Perte de poids rapide.

Reprise de poids rapide.


 

Tarnower

(ou Scarsdale)

 

Programme de 2 semaines suivies d’une phase de stabilisation. Régime hypocalorique.

Interdits : féculents, matières grasses ajoutées, charcuteries, laitages, jus de fruits, desserts sucrés, chocolat et alcool.

Carences en calcium, lipides, vitamines A, E et D.

Risques d’ostéoporose, de problèmes oculaires et de dermatoses.

Perte de poids moyenne.

Reprise de poids après régime.

 

Weight Watchers

 

Régime hypocalorique  avec des réunions hebdomadaires de contrôle et de motivation.

Aliments sans graisses à consommer à volonté.

Aliments riches en lipides et en glucides à consommer avec modération.

Education alimentaire.


 

Effet de groupe et de soutien très positif.

Alimentation équilibrée.

 

Perte de poids lente mais avec des risques réduits de reprise de poids si le régime est poursuivi.

 

Zone

« régime du juste milieu »

 

Régime hypocalorique et hyperprotéiné, faible en glucides, destiné à réguler le niveau de sucre dans le sang pour limiter l’accumulation de graisses.

3 repas et 2 collations à intervalles de 5 h.

Avec 30 % de protéines (œufs, poulet, légumineuses), 35 % de lipides (graisses insaturées, poissons, amandes, huile d’olive) et 35 % de glucides (fruits, légumes, pain complet).

Interdits : farines blanches, sucres raffinés, sodas, alcool, café, bananes, figues, raisins, maïs, carottes et pommes de terre.

 

Demande une certaine organisation de ses repas peu compatible avec une vie active.

 

Risque d’apparition de problèmes rénaux.

 

Limite la fonte musculaire.

Evite d’avoir faim dans la journée.

 

Perte de poids rapide et motivante.

Reprise de poids après le régime.

 

 

L’ANSES a démontré qu’en général, ces régimes entraînent d’importants déséquilibres :

 

  • Déficits en vitamines, notamment C, D et E
  • Déficits en minéraux : des besoins en fer et en magnésium insatisfaits
  • Excès de protéines (pour 80 % des régimes étudiés)
  • Excès de lipides pour 50 % des régimes analysés, insuffisance d’apports pour 40 % d’entre eux.
  • Insuffisance de fibres (pour 74 % des régimes étudiés)

 

 

Ces régimes ont par conséquent un impact négatif sur le fonctionnement de notre organisme, notamment sur les os, le cœur et les reins. Les risques encourus sont les suivants :

Coeur.jpg

  • Une diminution de la masse minérale osseuse et des risques de fracture ; un ralentissement de la croissance et du développement pubertaire chez l’enfant et l’adolescent (régime hypocalorique et hypoprotéique)
  • La réduction en acides gras polyinsaturés indispensables
  • Le risque de calculs biliaires (régimes très hypocaloriques)
  • Le cancer colorectal  (régimes pauvres en glucides complexes et en fibres)
  • Un dysfonctionnement des reins (régimes hyperprotéinés)
  • Des troubles du rythme cardiaque avec risque de mort subite (régimes très hypocaloriques)
  • Des inflammations et des fibroses aux niveaux hépatique et portal
  • Des troubles digestifs passagers et de la constipation (régimes pauvres en fibres)
  • Une réduction des performances visuelles et d’apprentissage (apport de glucides insuffisant pour le bon fonctionnement du cerveau)
  • Une reprise de poids –voire de plus de poids- après le régime pour 80 % des sujets (effet "yoyo"). Les régimes entraînent des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps. Ces dernières sont à l’origine des reprises de poids d’après régime. L’organisme réagit à la période de privation passée en mettant en réserve tout ce qu’il peut dès que l’occasion se présente. Plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise de poids.
  • Des perturbations psychologiques : des troubles du comportement alimentaire liés à la monotonie des repas préconisés et à l’apparition de frustrations.
  • Un risque de dépression liée à la perte de l’estime de soi, face à des échecs à répétition des régimes amaigrissants suivis.

Depression-VanGogh.jpg

Van Gogh

 

En conclusion, selon l’Anses « la recherche de la perte de poids sans indication médicale formelle comporte des risques, en particulier lorsqu’il est fait appel à des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées. »

 

 

Les solutions pour maigrir durablement sans danger

 

  • Un suivi par un spécialiste en cas de surpoids et d’obésité, avec un amaigrissement très progressif (3 kg par mois est un maximum). Attention toutefois au choix du spécialiste… même un médecin peut prescrire un régime déséquilibré !

 

  • Une alimentation équilibrée et diversifiée, sans excès de sucres ni de graisses, passant si nécessaire par une rééducation alimentaire avec un diététicien.

 

  • Une activité physique régulière est primordiable : 30 minutes d’exercice par jour permettent de dépenser les calories en excès, mais aussi de maintenir son organisme en bon état. Les effets du sport contre les maladies cardio-vasculaires, contre le cancer, l’arthrose, et même la dépression, sont reconnus.

 

  • Après avoir atteint son poids de forme, les substituts de repas enrichis en vitamines, minéraux et fibres peuvent être utilisés de façon occasionnelle. Ils peuvent être utiles lorsque les conditions de vie ne permettent pas de toujours prendre un repas « normal » à midi, ou pour compenser un excès, après un repas de fête par exemple. Mieux vaut un substitut de repas que pas de repas du tout ! Mais il faut choisir des produits de qualité, riches en fibres, vitamines et minéraux.

 


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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 09:01

Marula-fruits2.jpgLe marula, ou sclerocarya birrea,  est un arbre originaire d’Afrique du sud. C’est un arbre fruitier de la famille des anacardiacées. Il mesure jusqu’à 18 m de hauteur et est capable de vivre jusqu’à 150 ans.

 

A maturité, ses fruits sont de couleurs jaune-orangée, avec une pulpe blanche et un noyau de la taille d’une noix. Ils ont un goût âpre et à forte saveur de térébenthine.

 

Dans le noyau on trouve 2 à 3 graines au goût de noisette.

 

Surnommé le « premier arbre à éléphants », le marula donne des fruits très appréciés des animaux. Ces fruits ont la particularité de fermenter dans leur estomac et de leur prodiguer une certaine ivresse. Toutefois, ils doivent ingurgiter une énorme quantité de fruits fermentés pour en être vraiment affectés.

 

Des animaux « pompettes » !

 


 

 

Composition du marula

 

Marula-graines.jpgL’huile de marula, issue des amandes des graines,  est riche en lipides, en protéines, en vitamines C et E, en acide oléique, en minéraux, en acides gras mono-insaturés et en antioxydants.

 

Sa teneur en vitamine C est de 4 à 8 fois supérieure à celle de l’orange.

 

 

Utilisations

 

Le marula est utilisé par les populations africaines pour ses vertus curatives, nutritives et cosmétiques :

 

  • L’écorce du marula, utilisée en décoction, permet de traiter la malaria et la dysenterie.
  • Les feuilles sont mâchées pour lutter contre les indigestions et brûlures d’estomac.
  • Une infusion faite avec l’intérieur de l’écorce du marula diminue la douleur causée par des piqûres de scorpions et de serpents.
  • L’huile issue des graines est utilisée pour les soins corporels.
  • Les fruits sont utilisés dans la fabrication d’une liqueur, l’amarula, de boissons non alcoolisées et de gelées.
  • Les fruits ont également des vertus insecticides. On les utilise en infusion pour laver le bétail infesté par les tiques.

 

Le marula est également utilisé à d’autres fins :

 

  • L’écorce sert à fabriquer un colorant rouge-brun très utilisé dans l’artisanat traditionnel.
  • La gomme travaillée à partir de ses branches, mélangée à de l’eau et de la suie, est utilisée comme encre.
  • A partir du marula on peut également obtenir du bioéthanol, utilisé comme carburant pour les transports.

 

 

Propriétés de l’huile de marula

 

L’huile de marula, extraite des amandes des graines du fruit, est :

  • Nutritive
  • Hydratante
  • Protectrice et cicatrisante
  • Emolliente

 

De ce fait, elle entre dans la composition de :

  • Soins pour bébés
  • Crèmes pour peau sèche
  • Shampoing pour cheveux abimés
  • Baumes à lèvres

 

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Présentation

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  • Gabrielle
  • Ex enseignante, spécialisée en sciences médico-sociales.

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