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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:27

 

Le terme de ménopause désigne à la fois la fin de l’activité ovarienne chez la femme (fin des règles)  et la période de vie à laquelle elle survient, soit entre 48 et 52 ans en moyenne. On considère qu’une femme est ménopausée lorsqu’elle n’a pas eu de règles depuis 1 an.

 

 

Les causes et facteurs influençant la ménopause

 

Des modifications hormonales

 

Chaque mois, l’hypothalamus et l’hypophyse sécrètent des gonadotrophines (FSH et LH) qui participent à la maturation d’un follicule ovarien et à la libération d’un ovocyte et d’hormones. Sur le million de follicules présents dans les 2 ovaires de chaque femme, seuls 350 en moyenne arriveront à maturation, soit un par mois entre la puberté et la ménopause.

 

Ce processus s’interrompt naturellement vers l’âge de 50 ans, pour des raisons encore inexpliquées. Toutefois, le cerveau va continuer à produire FSH et LH ; il le fera même en excès pour tenter d’obtenir une réaction ovarienne qui ne vient plus. Il va alors secréter 14 fois plus de FSH et 7 fois plus de LH.

 

Une prise de sang montrant la chute du taux des oestrogènes habituellement produites par l’ovaire, et une élévation importante du taux de FSH et de LH, permet alors de confirmer que l’arrêt des règles, s’il survient avant 50 ans, est bien dû à la ménopause.

 

 

L’hérédité : Pour avoir une estimation de l’âge auquel peut survenir votre ménopause, consultez votre mère !

 

Le nombre de grossesses : Un nombre important de gestations aurait pour conséquence une ménopause plus tardive.

 

La consommation de tabac avance l’âge de la ménopause.

 

 

Les conséquences de la ménopause

 

Outre l’arrêt de l’activité ovarienne, la ménopause entraîne un bouleversement complet dans l’organisme et peut provoquer différents troubles, plus ou moins présents ou importants selon les femmes :

 

  • La prise de poids
  • Les bouffées de chaleur et la transpiration excessive
  • La fatigue
  • La nervosité, l’irritabilité,
  • Des maux de tête
  • Des insomnies
  • Un état dépressif
  • Des douleurs articulaires et l’ostéoporose (décalcification progressive du squelette)
  • Des palpitations, une action néfaste sur le cœur et les vaisseaux dont les parois ne sont plus protégées par les oestrogènes. Le LDL (lipoprotéines de basse densité ou « mauvais cholestérol ») augmente, ce qui favorise hypertension artérielle et athérome artériel.
  • Une sécheresse de la peau et des cheveux ainsi qu'une modification des muqueuses génitales gênant les rapports sexuels (dyspareunie).
  • Une incontinence urinaire

 

 

Le traitement de la ménopause

 

Les traitements médicamenteux

 

Ils consistent à maintenir artificiellement un cycle oestrogènes – progestérone pour retarder les symtômes et complications de la ménopause.

 

Bouffées de chaleur et sécheresse vaginale disparaissent, mais le traitement n’est pas sans inconvénients. Il est contre-indiqué si l’on a des antécédents de cancer du sein et de l’utérus, des hémorragies vaginales anormales, des antécédents de troubles cardiovasculaires, et en cas d’obésité. Il favorise le développement d’un cancer du sein et de l’ovaire, c’est pourquoi il est déconseillé de le prescrire sur une période supérieure à 5 ans.

 

 

L’alimentation et les compléments alimentaires

 

Précisons qu’il faut privilégier un régime alimentaire riche et varié aux compléments alimentaires, qu’il faut prendre avec discernement.

 

  • Les isoflavones ou phytoestrogènes

Les isoflavones du soja (oestrogènes naturels) permettraient de limiter les effets négatifs de la ménopause. L’AFSSA (Agence Française de Sécurité des Aliments) recommande de ne pas prendre plus de 1 mg  par kilo de poids et par jour d’isoflavones.

 

Le trèfle rouge ou l’actée à grappes noires contiennent des lignanes, autres phytoestrogènes qui compenseraient en partie  la chute des oestrogènes ovariens.

 

 

  • La DHEA, hormone naturelle intervenant dans la synthèse des hormones sexuelles, dont les oestrogènes. Elle pourrait soulager les symptômes de la ménopause. Elle limiterait la sécheresse de la peau et du vagin essentiellement chez les femmes de plus de 70 ans. Ce produit est déconseillé aux femmes qui ont des antécédents de cancer du sein ou de l’utérus.

 

  • Les graines de lin, avec leurs acides gras oméga-3 et leurs lignanes, réduiraient les bouffées de chaleur. Attention toutefois : En excès elles entraînent des troubles intestinaux, avec parfois de la diarrhée.

 

  • L’igname sauvage ou yam est parfois conseillé mais aucune étude n’a démontré son efficacité.

 

  • Le mélilot et le grémil limiteraient les bouffées de chaleur.

 

  • La camomille, la marjolaine et la mélisse réduiraient l’état dépressif entraîné par la ménopause.
Melisse.jpg  Marjolaine.jpg  Camomille.jpg
 Mélisse  Marjolaine  Camomille

 

  • La vitamine E soulagerait les bouffées de chaleur et protégerait le cœur, mais attention au surdosage facteur d’augmentation de la mortalité. Elle est apportée par les huiles végétales, les fruits secs oléagineux, le germe de blé et le jaune d’œuf.

 

 

  • Une alimentation riche en calcium permet de lutter contre l’ostéoporose.

 

 

Les activités physiques et soins corporels

 

  • Faire du sport permet de régulariser le sommeil, de lutter contre le surpoids, le cholestérol et les maladies cardiovasculaires.
  • Yoga, méditation, taï-chi-chuan (gymnastique chinoise), les massages  permettent de se relaxer.
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Published by Gabrielle - dans Femmes
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 15:09

Le syndrome prémenstruel (SPM) est un ensemble de symptômes douloureux qui précède les règles et éventuellement durant les 2 premiers jours.  Ces troubles seraient suffisamment importants pour perturber la vie familiale, professionnelle et sociale de près de la moitié des femmes.

 

 Cycle-menstruel.jpg

 

 

Les symptômes du syndrome prémenstruel

 

Les plus fréquents sont les suivants :

  • Tension mammaire (mastodynie) : les seins sont gonflés et douloureux
  • Tension psychique : irritabilité, somnolence, troubles de l’attention et de la mémoire, fatigue, migraine, une tendance dépressive.
  • Des troubles digestifs, un ballonnement intestinal avec constipation.
  • Des dysménorrhées ou douleurs pelviennes (au bas-ventre)
  • Des œdèmes et une prise de poids.

 

Mais bien d’autres manifestations, très diverses  et variables selon les femmes, peuvent survenir : éruptions cutanées, fourmillements dans les membres, évanouissements, etc…

 

 

Les causes et facteurs favorisants

 

On comprend encore mal les raisons exactes du syndrome prémenstruel. Les recherches semblent mettre en évidence les facteurs suivants.

 

Des causes hormonales

  • Une insuffisance de progestérone dans la seconde partie du cycle féminin.

Cela aurait pour conséquence une augmentation de la perméabilité capillaire, à l’origine d’un œdème tissulaire au niveau des seins, du cerveau et de l’abdomen. 

  • Un excès d’estrogènes sanguins.
  • Une modification du taux de sérotonine, hormone qui intervient dans la régulation du sommeil, de l’appétit et de l’humeur, pourrait également intervenir.

 

Des carences alimentaires sont suspectées.

 

Le stress et l’anxiété pourraient accroître les troubles.

 

 

La prévention et le traitement du syndrome prémenstruel

 

Un traitement progestatif,  qui peut être un contraceptif à prédominance progestative.

 

Des anti-inflammatoires non stéroïdiens, pris durant la semaine précédant les menstruations et les premiers jours, soulagent les crampes et réduisent la sensibilité des seins.

 

Des diurétiques favorisent l’élimination des liquides tout en limitant les pertes de potassium. Ils permettent de réduire la prise de poids, les transpirations abondantes des mains et des pieds, la sensation de jambes lourdes et de seins douloureux.

 

Parfois, des anxiolytiques et des antidépresseurs sont utilisés.

 

Un traitement local sous forme de gel à la progestérone pour les seins, ou diurétique pour les œdèmes.

 

 

Des traitements naturels :

 

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 Aloe vera  Gattilier  Ginko biloba

 

  • clou de girofle,
  • baies de gattilier (plante méditerranéenne encore appelée poivre aux moines ou agneau chaste) : l’agnuside et la casticine qu’elles contiennent soulageraient les symptômes prémenstruels. Attention toutefois, car le gattilier pourrait interagir avec certains médicaments, notamment les contraceptifs oraux.
  • ginkko : il pourrait soulager les douleurs des seins mais est à éviter chez les personnes souffrant d’épilepsie ou qui prennent des médicaments anticoagulants.
  • Huiles de bourrache et d’onagre, riches en acides gras oméga-6
  • Aloe vera

 

Une alimentation :

  • riche en calcium, magnésium, zinc et vitamine B6.
  • Pauvre en caféine (café, thé, boissons gazeuses de type cola…),alcool, sel (pour limiter les rétentions d’eau), viande rouge et aliments sucrés (consommer des glucides lents pour prévenir les fringales de sucre).

 

 

A défaut, des compléments alimentaires contenant ces éléments.

Notons qu’un apport conjoint de magnésium et de vitamine B6 serait plus efficace que la prise isolée de ces 2 substances.

Les compléments alimentaires de calcium  ne doivent pas être pris en même temps que certains antibiotiques (cyclines et quinolones) et des hormones thyroïdiennes. Plus de 5000 mg de calcium par jour pourrait par ailleurs provoquer des calculs rénaux.

Les compléments riches en magnésium doivent être évités en cas d’insuffisance rénale et ne doivent pas être pris en même temps que les antibiotiques de la famille des cyclines et des quinolones.

 

 

La pratique régulière d’un exercice physique (30 minutes  par jour) contribuerait à lutter contre le syndrome prémenstruel : marche, natation, bicyclette, jogging, aérobic. Ces exercices augmentent l’irrigation sanguine des différents organes, aidant ainsi à régulariser les fluctuations des hormones sexuelles.

 

Combattre le stress en pratiquant la relaxation, le yoga, les massages, etc… permet de réduire les symptômes.

 

Relaxation--2-.jpg

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:47

L’onychophagie… qu’est-ce que c’est ?

 

Onychophagie1.jpg 

 

L’onychophagie, du grec « onykhos » (ongle) et phagein (manger) est l’habitude de se ronger les ongles. Cette activité peu devenir compulsive, non maîtrisable, et s’étend souvent à la peau qui avoisine les ongles.

 

 

En 2008 une étude a démontré que près d’un Français de plus de 15 ans sur 3 est ou a été concerné par l’onychophagie. Il est curieux de constater qu’à l’âge adulte, le pic se situerait entre 35 et 49 ans !

 

 

 

 

Ce comportement se retrouve aussi chez l’animal, en particulier le chien ou le chat, lorsqu’il est dans un état d’anxiété important. Il s’agirait donc d’un comportement instinctif destiné à lutter contre l’anxiété. Ce pourrait être une forme d’autocontrôle de l’agressivité. Le fait de se ronger les ongles diminuerait l’intensité de l’agressivité, et par suite l’intensité de son conflit intérieur et des émotions qu’il génère.

 

Onychophagie-Chat

 

Les causes de l’onychophagie sont les suivantes :

-          Le stress et l’anxiété, une accumulation de frustrations

-          La solitude et l’ennui, le manque d’estime de soi

-          L’imitation d’un membre de son entourage

-          Le transfert de l’habitude de sucer son pouce

 

Cet acte automutilateur est une manie dont il est difficile de se défaire et qui peut s’avérer nocive lorsqu’apparaissent saignement et infection cutanée autour des ongles. Elle peut même entraîner des malformations dentaires. Les ongles rongés puis avalés peuvent créer des lésions dans le pharynx et produire des réactions inflammatoires.  Ils peuvent aussi passer dans les bronches et favoriser des surinfections pulmonaires. C’est pourquoi il s’avère important de lutter contre cette mauvaise habitude.

 

 

Les remèdes à l’onychophagie

 

 

Pour soigner son anxiété

 

Dans les cas graves, une psychothérapie peut s’avérer nécessaire. L’hypnothérapie peut aussi donner de bons résultats.

 

Parallèlement, on peut, recourir aux médecines douces pour soulager son état d’anxiété, au yoga et à la relaxation pour se détendre.

 

 

Pour se dissuader de ronger ses ongles

 

Le vernis au goût amer, vendu en pharmacie,  peut permettre de prendre conscience de chacun des moments où l’on commence à se ronger les ongles afin de suspendre cette activité nocive tout en identifiant la situation qui l’a provoquée. Le mauvais goût persistant du vernis peut alors, par un réflexe conditionné, nous dissuader de porter nos doigts à notre bouche.

 

Dans le même but, on peut poser un pansement sur les doigts mis en danger, ou encore se faire poser de faux ongles, plus durs, donc plus difficiles à manger.

 

On peut aussi  faire en sorte :

-          D’occuper ses mains, par les arts plastiques, le bricolage, la cuisine.

-          D’occuper sa bouche, en mastiquant lentement un chewing-gum ou une racine de réglisse.

-          D’occuper son corps tout entier par une activité sportive.

-          D’occuper son esprit, par une activité culturelle.

 

 

Pour soigner ses ongles

 

Ongles-Vernir.jpg

 

Prendre soin de ses ongles et les enjoliver d’un vernis coloré, est une démarche qui peut également vous permettre de cesser de ronger vos ongles.

 

Prendre soin de ses ongles, pour une femme, est souvent concomitant d’un moment reposant et agréable, propre à restreindre son anxiété.

 

En limant régulièrement vos ongles, vous ne serez plus tentée d’attraper avec vos dents les petits bouts d’ongles qui accrochent.

 

Arborer un joli vernis sur ses ongles apporte une note raffinée à ses mains, ce qui permet d’améliorer l’image de soi et par conséquent d’augmenter la confiance en soi.

 

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  • Ex enseignante, spécialisée en sciences médico-sociales.

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