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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:01

Piercing2.jpg

Le piercing est une pratique qui consiste à percer une partie du corps pour y mettre un bijou.

Autrefois, dans certains peuples, il s’agissait d’une pratique usuelle ; les Mayas, par exemple, portaient un piercing sur la langue. Dans nos sociétés occidentales, le piercing au niveau des lobes des oreilles, chez la femme, est également une pratique traditionnelle. Pour les autres parties du corps, cette pratique était réservée aux punks et autres originaux dans les années 80.

 

De nos jours la mode du piercing s'est généralisée à toutes les couches de la population et… à toutes les parties du corps ! Compte tenu des risques qu’il entraîne, il est même devenu un problème de santé publique.

 

Les sociologues considèrent le piercing comme un rituel de passage à l’âge adulte, chez l’adolescent. C’est souvent pour lui une façon d’affirmer son identité face à ses parents, lesquels sont en général opposés à cette pratique. Quant aux adultes, le piercing est pour eux une manière de montrer leur appartenance à un groupe social, souvent marginal, ou une façon d’exprimer leur rébellion.

 

Ici, nous allons plus particulièrement nous intéresser au piercing oral. Cette technique consiste à faire un trou dans la peau ou dans une muqueuse buccale, la langue, la luette, les lèvres ou les joues, pour y insérer un bijou. Même si ce piercing est très en vogue, il nécessite bien des précautions en raison des dangers auxquels il expose.

 

 

Les contraintes liées au piercing

 

Un coût important :il est 3 à 6 fois plus cher que le perçage d’oreilles chez un bijoutier.

 

Une cicatrisation longue : il faut 6 à 8 semaines pour qu’un piercing oral cicatrise, au lieu de 4 semaines pour l’oreille.

 

La nécessité de bien choisir son « pierceur » : En effet, n'importe qui peut s'installer « pierceur » et tous ne respectent pas les règles d'hygiène et d'asepsie indispensables.

 

Un âge minimum : le piercing est autorisé dès 16 ans avec un accord parental et un accompagnement de ces derniers. Il faudra cependant attendre 18 ans pour se faire piercer la langue, les seins et la sphère génitale.

 

La prise en compte des contre-indications : ne doivent pas se faire percer les personnes souffrant de déficit immunitaire, de maladies chroniques de la peau ou d'infections dentaires. De même, les personnes qui prennent des traitements à base de cortisone ou d'anti-inflammatoires ainsi que celles qui sont allergiques au métal implanté doivent s’abstenir.

 

Une information préalable des risques consécutifs au piercing : Le geste de percer un corps n'est pas anodin : 10 à 30 % des poses de piercing sont suivies de complications. C’est pourquoi il est indispensable de faire ce choix en toute connaissance de cause.

 

 

 

Les risques sanitaires du piercing oral

 

Voici quelques témoignages de jeunes relevés sur des forums internet :

« Les piercings dans et autour de la bouche sont très dangereux ; ils provoquent des crises de tétanie et d’angoisse à long terme. »

« Moi aussi, j’ai dû l’enlever ; ma langue reste gonflée à vie et j’ai 2 boules dures dans la langue également »

« Je me suis fais percer la langue en février ; aujourd’hui, nous sommes en juin ; j’ai dû enlever le bijou ; je me suis cassé une dent, j’ai une boule dure dans la langue et mon goût a été altéré de façon plus que significative ».

 

Les risques susceptibles de survenir sont les suivants :

 

Infection bactérienne :

-          Infection, par le staphylocoque doré notamment, si les mesures d’asepsie ne sont pas bien respectées par le professionnel lors de la perforation, et par le porteur du piercing durant et après la phase de cicatrisation.

-          Par ailleurs, la plaie créée par le piercing, la manipulation de bijoux, associées à la grande quantité de bactéries présente dans la bouche, augmentent le risque d'infections comme le tétanos.

-          L'endocardite infectieuse est une inflammation du cœur ou ses valves. Des bactéries peuvent entrer dans la plaie créée par le piercing et dans la circulation sanguine provoquant ainsi le développement de l'endocardite chez certaines personnes ayant des antécédents de problèmes cardiaques.

 

Infection virale, en particulier de l’herpès, de l’hépatite B, de l’hépatite C et du VIH (Sida), lors de la pose du piercing. Etant donné la gravité de ces 3 dernières maladies, il y a de quoi être méfiant !

 

Allergie aux produits utilisés lors de l’intervention, ou au métal du bijou (le nickel en particulier) : dermatite, eczéma.

 

Blessure des voies digestives et pulmonaires en cas d'ingestion.

Traumatisme lié à l’accrochage fortuit du piercing avec un autre objet.

 

Traumatismes dentaires (fissures, fêlures, déchaussement des dents…), du fait de l’action répétée du bijou métallique sur les dents et les gencives. 15 à 20% des jeunes possédant un piercing oral ont un risque élevé de fracture dentaire et de maladie des gencives. Celles-ci peuvent conduire plus tard à la perte des dents de devant. 

 

 

Risques spécifiques au piercing de la langue :

 

-          Hémorragie importante si l’un des gros vaisseaux de la langue est malencontreusement sectionné.

 

-     Lésion nerveuse provoquant engourdissement et perte de sensation à l’endroit du piercing. Des problèmes de mouvement peuvent même survenir.

 

-      Inflammation : douleur et gonflement (la langue peut tripler de volume) qui peut être grave au point de plus ou moins bloquer les voies respiratoires et rendre la respiration difficile.

 

-          Troubles des fonctions orales : augmentation du débit salivaire (tendance à baver), hypersensibilité de la langue, mycose, difficulté d’élocution, de mastication ou de déglutition, et au pire, l’œdème pharyngé. Le goût peut aussi être modifié.

 

-          Risque d’asphyxie si le bijou se détache et obstrue les voies aériennes.

 

 

Prévention des risques

 

Si malgré tout, vous tenez absolument à votre piercing oral, soyez prudent ; faites en sorte de limiter les risques au maximum.

 

Avant l’acte

 

Le choix de l’atelier qui va vous piercer est très important.

Dans un premier temps, vérifiez s’il a bonne réputation et s’il est déclaré : Depuis un décret du 19 février 2008, les pierceurs sont tenus d'être déclaré en Préfecture, de suivre une formation aux conditions d'hygiène et de salubrité, d'utiliser des aiguilles stérilisées à usage unique, et d'informer les clients sur les risques encourus. Cependant, le décret reste assez vague quant à la formation des pierceurs.

Avant de faire votre choix, vérifiez donc la propreté des locaux et les points suivants en ce qui concerne le comportement du pierceur :

-          Lavage des mains avant et après chaque acte,

-          port de gants stériles,

-          désinfection de la peau et des muqueuses,

-          utilisation de matériels stériles à usage unique et stérilisation par autoclave de tous les matériels et bijoux utilisés.

-          De plus, le pierceur ne doit pas utiliser un « pistolet perce oreille » ; cet appareil n’est pas stérilisable et peut occasionner des dégats importants et irréversibles.

Tous les pays n'ayant pas la même culture de l'hygiène, ne profitez pas d'un séjour à l'étranger pour échapper à l'accord parental si vous êtes mineur ! Même s'il n'existe pas de réglementation ou de statut professionnel en France, les risques y sont nettement plus limités.

 

Avant de vous faire piercer, faites-vous vacciner contre l’hépatite B et vérifiez que vos rappels de vaccination contre le tétanos sont à jour.

 

Bien choisir son bijou ! Seuls les métaux non toxiques devraient être utilisés pour le body piercing, tels que l'acier chirurgical, l'or à 14 ou 18 carats, le niobium, le titane ou le platine. Pour limiter le risque d’accrochage fortuit du piercing avec un autre objet, choisissez des bijoux de forme appropriée.

 

 

Après le piercing

 

Au moins durant les premières 48 h suivant le piercing :  

-          Adaptez votre alimentation : Optez pour une alimentation tiède et molle pour éviter le risque de saignement ; ne consommez ni café, ni alcool, ni plats épicés, ne mâchez pas de chewing-gum, ni aucun autre objet (stylo par exemple) ; sucer des glaçons, manger de la glace, permettent de diminuer l’œdème.

-          Proscrivez le tabac

-          Evitez de parler pour ne pas solliciter la plaie.

-          Si des antalgiques ou anti-inflammatoires s’avèrent nécessaires, évitez impérativement l’aspirine et ses dérivés. Vous pouvez sucer des pastilles antibactériennes et anti-inflammatoires.

-          Rincez-vous fréquemment la bouche avec un antiseptique.

 

Ne jouez pas avec le bijou et n’en changez pas avant au moins 10 jours.

 

Renoncez aux baisers durant la période de cicatrisation.

 

Ne vous baignez pas pendant la période de cicatrisation pour éviter les infections parasitaire et protozoaire.

 

Couvrez votre piercing de ruban adhésif pendant les activités sportives, ou retirez-le.

 

Lavez-vous soigneusement les mains avant de manipuler le piercing et nettoyez-le avec un savon ou une lotion antiseptique.

 

Une hygiène bucco-dentaire rigoureuse est absolument nécessaire : Brossez vos dents après chaque repas et rincez-vous la bouche avec un désinfectant. N’utilisez pas de rince-bouches ou de dentifrices contenant du peroxyde.

 

Prenez du zinc et de la vitamine C pour favoriser la cicatrisation.

 

 

En cas de complication, pour prévenir des affections plus graves et irréversibles, consultez au plus vite votre chirurgien-dentiste. Si votre piercing ne guérit pas correctement consultez immédiatement un médecin.

Même si tout va bien, faites contrôler régulièrement votre piercing par un dentiste.

 

 

Toutefois, la meilleure prévention reste la renonciation au piercing. C’est la décision la plus sage. Essayez donc les faux piercing : strass autocollant, piercing aimanté ou à pincer. Ils sont de plus en plus réalistes. C’est bluffant, et ça fait tellement moins mal !



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Published by Gabrielle - dans Jeunes
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 09:27

Acne.jpg

Pour beaucoup d’adolescents, et quelques adultes, l’acné représente une préoccupation importante en raison de son aspect inesthétique.

 

Cette affection atteint plus particulièrement le visage et le cou, mais aussi les épaules et le dos.

 

Généralement bénigne et passagère, elle est résolue avec un traitement adapté et le respect de quelques règles d’hygiène spécifiques.

 

 

Quelles sont les causes de l’acné ?

 

La cause principale est le bouleversement hormonal de l’adolescence, avec une production accrue de testostérone, surtout chez les garçons. Les hormones modifient la composition et le métabolisme du sébum et permettent ainsi la prolifération d’une bactérie anaérobie jusqu’alors inoffensive, voire utile : la propionibacterium acnes, dont le code génétique a été découvert en 2004.

 

Un facteur génétique pourrait également intervenir dans l’apparition de l’acné.

 

Contrairement aux idées reçues, ce n’est ni le stress, ni une alimentation trop grasse, ni un manque d’hygiène, qui sont à l’origine de l’acné.

 

Par contre, le soleil, auquel on attribue un effet bénéfique sur l’acné, n’a une action que très temporaire. En effet, il épaissit l’épiderme, favorisant ainsi la formation de comédons. C’est pourquoi, suite aux bains de soleil de l’été, on assiste souvent à une poussée d’acné en automne.

 

 

Comment se forme le bouton d’acné ?

 

L’appareil pilo-sébacé est formé du follicule pileux, responsable de la pousse du poil, et de la glande sébacée, productrice du sébum acheminé par le pore à la surface de la peau.

 

Normalement, la bactérie Propionibacterium acnes produit des enzymes aptes à décomposer le sébum afin de préserver l’équilibre du gras dans la peau.

 

Acne-schema5.jpg

 

Mais, parallèlement à la production de l’hormone androgène qui entraîne une production excessive du sébum, une augmentation du taux de kératine, dans la couche extérieure (cornée) de l’épiderme, favorise la formation d’une masse occlusive (comédon). Un follicule pileux obstrué crée alors un environnement idéal à la prolifération des bactéries propionibacterium acnes, « mangeuses » de sébum.

 

La bactérie va coloniser les glandes sébacées et provoquer des réactions inflammatoires et infectieuses à l’origine des boutons de l’acné.

 

 

Quelles sont ses manifestations ?

 

Les follicules obstrués apparaissent sous différentes formes :

 

-          sous forme de boutons blancs (comédons fermés ou microkystes), s’ils sont clôturés sous la surface de la peau,

-          sous forme de points noirs (comédons ouverts) si le bouchon d’un follicule devient visible : la partie au contact de l’air s’oxyde et devient noire

 

Les bactéries provoquent un gonflement, une démangeaison et une rougeur autour du follicule pileux affecté.

 

 

Comment traiter les boutons d’acné ?

 

Il est important de traiter l’acné sous peine de se retrouver avec des cicatrices indélébiles. Voici quelques pistes à suivre pour venir à bout de son acné.

 

Les médicaments anti-acné délivrés avec ou sans ordonnances sont plus ou moins efficaces et ont pour la plupart quelques effets indésirables :

 

-          des traitements locaux à base de vitamine A acide, avec ou sans antibiotiques, ou à base de peroxyde de benzoyl.

-          Des antibiotiques pendant plusieurs mois

-          Des traitements hormonaux : utilisation d’un contraceptif hormonal chez la jeune femme.

 

Un nettoyage complet de la peau peut être bénéfique à condition d’être pratiqué par l’esthéticienne ou le médecin dermatologue. Il pourra être procédé à l’extraction des comédons, et à l’ablation des microkystes et des pustules. Il est important de ne pas manipuler soi-même ses boutons et points noirs, dans des conditions d’hygiène souvent inadéquates.

 

La luminothérapie : depuis 2002, un traitement novateur fait appel à l’utilisation de la lumière. Le dispositif mis au point, baptisé Clearlight, concentre des faisceaux de lumière de haute intensité sur les glandes sébacées. Grâce à eux les bactéries responsables du processus acnéique sont détruites. Le traitement doit être appliqué 2 fois par semaine durant 15 minutes, pendant un mois.

 

Les compléments alimentaires permettant de lutter contre les problèmes de peau grasse et d’acné sont peu nombreux :

 

-          Le zinc : les compléments alimentaires de zinc nécessitent certaines précautions. Ils doivent être ingérés à distance de certains traitements ou de compléments en fer. De plus la dose journalière de zinc ne doit pas dépasser 40 mg sous peine d’effets indésirables (maux de tête, goût métallique dans la bouche, et à long terme, carence en cuivre et baisse de l’immunité).

-          La levure de bière, riche en protéines, en oligoéléments et en vitamines du groupe B serait aussi efficace. Mais tout le monde ne la tolère pas, ce qui se traduit par des maux de tête et des flatulences.

-          La vitamine B5 (acide pantothénique) en usage local (crème) ou interne pourrait soulager les problèmes d’acné peu sévères.

-          Les probiotiques soulageraient également  l’acné en intervenant sur les troubles de la digestion. En effet une mauvaise absorption intestinale peut exposer à une carence en zinc.

 

 

Comment prévenir les poussées d’acné ?

 

Une bonne hygiène de la peau

 

-          la nettoyer matin et soir avec des savons non agressifs à l’huile d’amandes douces ou des savons bactéricides.

-          ne pas sécher sa peau avec de l’alcool, du talc, etc…

-          pour les garçons, préférer le rasage à la main en utilisant une mousse à raser hypoallergénique.

-          ne pas utiliser de gant de toilette sur les parties du corps atteintes

-          prendre des douches plutôt que des bains en cas d’acné du dos.

-          ne pas porter de frange si l’on a de l’acné sur le front… même pour cacher ses boutons !

-          changer de taie d’oreiller chaque semaine

-       utiliser des vêtements en coton sur les parties du corps atteintes.

 

 

Un régime alimentaire adapté

 

-          réduire les sucres d’absorption rapide (chocolat, bonbons, boissons sucrées)

-          adopter une alimentation riche en légumes, en fruits, en céréales complètes

-          Consommer des aliments riches en zinc : viande rouge, poisson, jaune d’œuf et graines

-          Chez certaines personnes sensibles, limiter la consommation de sel, de fruits de mer, de poisson et d’algues car l’iode qu'ils contiennent pourrait aggraver les problèmes d’acné

 

 

Une exposition au soleil limitée et protégée

 

Choisir une protection solaire adaptée en fonction de son type de peau.

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Les produits solaires à l’Aloe vera assurent une protection solaire efficace

tout en hydratant la peau

 

 

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