Présentation de fiches relatives à la santé, au bien-être et à la beauté.
De nos jours, surpoids et obésité, en constante progression dans nos sociétés occidentales, sont devenus un problème de santé publique tant leurs conséquences sur notre santé sont gravissimes.
Quels sont les facteurs de cette progression de l'obésité ?
La sédentarité
La cause première de l’obésité est une inadéquation entre l’absorption d’énergie par l’alimentation, et la dépense d’énergie par l’activité physique. Lorsque l’organisme reçoit plus qu’il ne dépense, il stocke une partie de l’apport.
Les activités sportives diminuent au profit de la télévision, de l’ordinateur et des consoles de jeux. Voiture et écrans sont aussi nocifs que les excès alimentaires.
Des comportements alimentaires inadaptés
Souvent promus par la publicité les produits que nous consommons sont trop riches en sucres et en graisses, surtout lorsqu’il s’agit d’aliments à faible coût. Par contre, notre alimentation est déficitaire en fruits et légumes, plus chers, plus difficiles à conserver, que l’on n’a pas toujours le temps de cuisiner et qui ne sont guère appréciés des enfants.
Sauter des repas pour perdre du poids s’avère négatif. En effet, il est rare de ne pas craquer quelques temps après parce que la faim se fait sentir. Or, c’est entre les repas que l’on prend le plus de poids.
Faire un repas copieux le soir - souvent aux dépends du petit-déjeûner et du déjeûner - ne permet pas d'éliminer avant le coucher les calories absorbées.
Des facteurs socio-environnementaux
Nos magasins nous offrent la possibilité de nous alimenter à suffisance, voire de nous suralimenter, contrairement à d’autres périodes de l’histoire. L’alimentation s’est diversifiée. Lorsque l’on mangeait toujours la même chose autrefois, la perte de l’envie de manger indiquait que notre apport énergétique était suffisant. Lorsque la nourriture est variée, cette information est faussée.
Nos conditions de travail ne nous permettent pas toujours de nous alimenter correctement, surtout à midi.
L’abondance d’aliments riches en calories et les publicités, un aménagement urbain défavorable à l’activité physique, un rythme de vie stressant, sont autant de facteurs susceptibles d'entraîner surpoids et obésité.
Des facteurs personnels
Un arrêt de la consommation de tabac peut être compensé par le grignotage pour « étouffer » son envie de fumer. On mange aussi pour oublier ses problèmes personnels, familiaux ou professionnels, générateurs de stress.
Des facteurs liés à l’héritage familial
il existe des familles d’obèses. Ceci est lié aux habitudes en matière d'alimentation et d'activité physique, aux préoccupations à l’égard du poids, à un bagage génétique, parfois.
Des mutations génétiques
De nombreux gènes interviennent, à différents niveaux dans le développement de l’obésité. A titre d’exemples, citons les gènes suivants :
- La perte d’une partie du chromosome 16 serait responsable d’enfiron 0,7 % des cas d’obésité morbide.
- Le gène FTO (pour fatso qui signifie « gros lard » en anglais car ce gène est très grand) jouerait également un rôle mais on ne connaît pas encore le mécanisme par lequel il intervient dans l’obésité.
- Le gène PCSK1 joue un rôle essentiel dans la maturation de plusieurs hormones intervenant dans le contrôle de la prise alimentaire. Ses mutations augmentent le risque de devenir obèse.
- Les personnes porteuses d’une mutation de MC4-R souffrent d’hyperphagie, sont de grande taille, ont une densité osseuse accrue et sécrètent trop d’insuline.
- Les porteuses de mutations du gène de la mélanocortine ont les cheveux roux, souffrent d’insuffisance de la glande surrénale et sont prématurément obèses.
Par contre, une mutation du gène SIRT1 entraîne environ 15 % moins de risques de développer une obésité. Par ailleurs, en vieillissant, la prise de poids est plus modérée.
Des causes médicales
Elles sont relativement rares : un mauvais fonctionnement des glandes endocrines comme la thyroïde et les glandes surrénales.
Certains médicaments peuvent également entraîner un surpoids
Des Virus et des bactéries
- L’adénovirus humain 36, à l’origine d’infections du système respiratoire et des yeux, se propagerait jusqu’aux cellules graisseuses, entraînant une prise de poids durant 3 mois, jusqu’à ce que l’organisme ait développé une résistance au virus. Le virus pourrait aussi ralentir le métabolisme basal et réduire la sécrétion de leptine chez la personne infectée. Ces kilos superflus sont ensuite difficiles à perdre.
- Un déséquilibre de la flore intestinale peut être à l’origine de l’obésité : Chez les personnes obèses, l’équilibre est rompu au profit des firmicutes (lactobacilles, streptocoques, entérocoques, clostridium, etc…) et au dépend des bactéroïdètes. Les firmicutes ont une plus grande capacité à digérer les glucides complexes et, par conséquent, extraient plus de calories des aliments, ce qui entraîne une augmentation de la masse graisseuse.
Un mécanisme physiologique
Ce mécanisme est encore peu connu des scientifiques : la leptine, molécule sécrétée par les cellules adipeuses, agirait comme un signal d’alarme sur les centres de la satiété et contrôlerait la prise alimentaire. En cas d’obésité, ce contrôle serait perturbé et ne jouerait plus son rôle de régulateur.
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