Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 15:25

 

Les besoins en eau de notre organisme

 

L’eau constitue 60 % du corps humain, ce qui représente environ 40 litres dont 25 litres dans les cellules et 15 litres en dehors, c’est-à-dire 12 litres pour les liquides tissulaires et 3 pour le plasma sanguin. Ces quantités d’eau permettent l’équilibre des réactions métaboliques de notre corps.

 

Eau symbole 

 

L’eau circule en permanence dans notre corps et les entrées sont compensées aussitôt par des sorties sous forme d’urine ou de sueur, et dans une moindre mesure, par les selles et même la respiration.

 

La quantité d’eau nécessaire en une journée pour un individu peut varier suivant la saison, le pays et l’activité physique. Nos besoins quotidiens sont d’environ 2 litres au repos, mais peuvent monter jusqu’à 10 litres par jour en cas d’activité physique intense.

 

Une partie de ces besoins est couverte par l’alimentation. Pour compléter, il est recommandé de boire 1 litre à 1.5 litre d’eau par jour.

 

Eau du robinet-copie-1

 

Toutefois, il ne faut pas boire en excès car, outre le fait de devoir se rendre aux toilettes très souvent, cela peut entraîner des conséquences négatives pour notre santé. L’idéal est de rester à l’écoute de son corps et de ses besoins.

 

Une réserve cependant, en ce qui concerne les jeunes enfants et les personnes âgées, chez lesquels la sensation de soif n’est pas toujours présente ou suffisante pour les inciter à boire ; l’absence de cette sensation ne signifie pas que la réhydratation est totale. Il est donc important de les inciter à consommer eau et tisanes régulièrement dans la journée.

 

 

Les causes de la déshydratation 

 

  • Un apport en eau insuffisant dans la journée.

 

  • Une perte de liquide trop importante par :

- des vomissements

- la diarrhée

- une transpiration excessive causée par un climat chaud, un exercice physique intense ou par la fièvre.

- des mictions fréquentes causées par une consommation excessive d’alcool ou une glycémie élevée chez un diabétique.

 

 

Les conséquences d’une déshydratation


  • Déshydratation légère, lorsque le corps a perdu environ 2,5 pour cent de ses fluides : 

-          Soif

-          Sécheresse de la bouche et de la gorge

-          Sécheresse de la peau

-          Manque de larmes

-          Constipation

-          Maux de tête

-          Difficulté à se concentrer, problèmes de mémoire

-          Fatigue, voire somnolence: Le manque d’eau est le facteur n° 1 de la cause de fatigue pendant la journée. 

 

Eau concentration

 

 

  • Déshydratation moyenne : la perte de liquides est d'environ 5 pour cent 

-          Volume d’urine réduit et urine visqueuse (plus jaune)

-          Diminution de la transpiration

-          Diminution de la pression artérielle, augmentation du pouls et de la fréquence cardiaque

-          Augmentation de la température corporelle

-          Renforcement de la respiration

-          Vertiges

-          Nausées

-          Maux de tête

-          Crampes musculaires et picotements dans les membres

-          Fatigue accrue  

 

Déshydratation sévère (Urgence médicale quand les pertes de fluide atteignent 10 pour cent) : 

-          Gonflement de la langue,

-          peau d’apparence ratatinée

-          Yeux creux

-          Détérioration de la circulation du sang, basse tension artérielle

-          Diminution de la fonction rénale

-          Mictions douloureuses et très réduites, ou absentes

-          Absence de transpiration

-          Vomissements

-          Crampes et spasmes musculaires

-          Douleur abdominale et thoracique,

-          Difficulté à manger avec douleurs dyspepsiques (gastrites, duodénite, brûlures d’estomac)

-          Difficulté à respirer

-          Confusion mentale

-          Faiblesse générale pouvant aller jusqu’à l’évanouissement.

 

  • La mort, lorsque le déficit en liquides corporels atteint 15 à 25 %

 Cette ultime étape est l’aboutissement d’une déshydratation non traitée.

 

Les signes d'une déshydratation chez le nourrisson

Déshydratation nourrisson


Les bienfaits de l’eau


En dehors de l’absence des symptômes de déshydratation listés ci-dessus, voici la liste des intérêts et bénéfices de l’eau mis en avant par l’Institut Pasteur :


  • Perdre du poids : Un verre d’eau enlève la sensation de faim pendant la nuit. L’eau est le meilleur coupe-faim qui soit car elle procure une sensation de satiété. Cette sensation est dû aux fibres qui gonflent avec l’eau, et facilitent le transit. A chaque envie de grignotage, buvez quelques gorgées d’eau. 

Les femmes victimes de rétention d’eau peuvent être tentées de s’abstenir de boire, de peur d’aggraver leur problème. En réalité, ce n’est pas l’eau qui fait gonfler, mais le sel qui retient l’eau. Boire de l’eau va aider à éliminer le sel.


  • Soulager ses douleurs de dos et d’articulations : 8 à 10 verres d’eau par jour pourraient soulager significativement ces douleurs pour 80% des personnes qui en souffrent.

 

  • Prévenir le cancer : Boire 5 verres d’eau par jour diminue le risque de cancer

             * du colon de 45 %    

             * du sein de 79%    

             * de la vessie de 50%  

 

 

Les périodes appropriées pour boire de l’eau


Selon l’institut Pasteur, boire de l’eau à des périodes bien précises maximise son efficacité dans le corps humain :


  • 2 verres d’eau au réveil contribuent à activer les organes internes
  • 1 verre d’eau trente minutes avant le repas aide à bien digérer 
  • 1 verre d’eau avant de prendre une douche aide à baisser la tension artérielle
  • 1 verre d’eau avant d’aller au lit vous évite des attaques ou crises cardiaques.

 

boire-eau

 

Il est important d’absorber de l’eau régulièrement en petites quantités, tout au long de la journée, plutôt que de boire uniquement pendant les repas.


Au cours du repas, il est préférable de ne pas boire plus de trois verres d’eau. Au-delà, le rythme de la digestion est ralenti.

 

goutte d eau

 

Boire quotidiennement de l’eau en quantité suffisante est absolument nécessaire à notre santé. La consommer aux meilleurs moments de la journée optimisera ses effets bénéfiques.

Repost 0
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 16:20

Chez les personnes âgées, la prostate, glande de l’appareil génital masculin contribuant à la formation du sperme, est fréquemment  touchée par le cancer.

 

 

prostate.jpg

 

 

 

Cancer de la prostate : statistiques

 

Le cancer de la prostate est à l’origine d’environ 10 000 décès par an. En raison des progrès et de la systématisation du dépistage 70 000 nouveaux cas sont détectés chaque année.

40 % des hommes de plus de 50 ans présenteraient des cancers de la prostate, mais nombre d’entre ces tumeurs seraient microscopiques.

 

 



Causes et facteurs favorisants

 

  • Une cause génétique : le PCaP est un gène de prédisposition au cancer familial.

 

  • Des facteurs nutritionnels pourraient jouer un rôle.

 

  • Des perturbateurs endocriniens, notamment les pesticides, pourraient également être incriminés.

 

  • Une infection par un virus est parfois invoquée : le XMRV (Xénotropic MLV – Related Virus) du genre des gammarétrovirus.

 

XMRV-Virus.jpg

Le virus XMRV

 

 

Symptômes

 

1) Au premier stade, des troubles urinaires, semblables à ceux de l’adénome prostatique (augmentation de volume de la prostate, affection bénigne présente chez la moitié des hommes de plus de 60 ans) :

 

  •     Pollakiurie : envie fréquente d’uriner
  •     Dysurie : difficulté à uriner


2) Si le cancer de la prostate n’est pas diagnostiqué à ses débuts, des métastases peuvent entraîner d’autres troubles :

 

  •     Troubles neurologiques
  •     Troubles rhumatologiques
  •     Troubles digestifs

 

 

 

Moyens de diagnostic

 

 

Différents moyens sont à la disposition du médecin pour établir un diagnostic de cancer de la prostate :

  • Le toucher rectal : il peur révéler une petite tumeur, généralement dure et bosselée.

 

  • L’échographie endorectale : on réalise une échographie interne, à l’aide d’un endoscope, pour confirmer le diagnostic.

 

  • Le dosage du PSA : Sur le plan biologique, on note une augmentation du PSA (Prostatic Specific Antigen), une protéine qui augmente proportionnellement à l’importance du cancer de la prostate. Sa valeur normale est de 2,5 à 3 nm/ml maximum. Un dosage supérieur à 3 ng/ml peut être un indice de cancer (schéma ci-dessous : en rose, le cancer localisé, en rouge, les métastases).

 

Prostate_taux_PSA.gif

 

  • La biopsie de la prostate, à travers le rectum lors d’une rectoscopie : le prélèvement de cellules malades, en différents points de la tumeur, permet de savoir si l’affection est un adénome ou un cancer. Cet examen n’est réalisé qu’en cas de doute. Il permet de déterminer le degré d’agressivité de la tumeur selon une échelle appelée « score de Gleason ». Si ce score est élevé il faut enlever la tumeur, soit dans 30 % des cas. Dans les autres cas, la tumeur est considérée comme peu évolutive et ne nécessite pas une opération.

 

Prostate_phases_evolution_cancer.jpg

 

 

Prostate score Gleason

Les 5 stades d'évolution selon le score de Gleason

 

  • Un nouveau test visant un gène marqueur, le PCA3 (Prostate Cancer Gene 3), produit par les cellules cancéreuses de la prostate. Ce test coûteux n’est actuellement utilisé que pour compléter le PSA afin d’éviter des biopsies.

 

PROSTATE PCA3

 

 

Moyens de prévention

Un dépistage précoce par :

  • L’examen biologique périodique : un test sanguin, le dosage du PSA, essentiellement entre 50 et 70 ans. Toutefois, cet examen est controversé car il conduit parfois à des opérations abusives de tumeurs qui seraient restées silencieuses jusqu’au décès de leur porteur.

 

  • L’examen clinique périodique : le toucher rectal.

 

  • Le traitement de l’hypertrophie de la prostate par la dutastéride aurait la propriété de diminuer le risque de cancer de la prostate.

 

 

Traitement du cancer de la prostate

 

 

  • La chirurgie :


L’ablation chirurgicale de la tumeur ne s’impose pas systématiquement car les risques liés à l’opération sont parfois plus dommageables que l’absence d’intervention. Les effets secondaires sont très variables : incontinence urinaire, impuissance ; on évalue à seulement 10 % le nombre des patients demeurant incontinents un an après l’opération.

On estime que la moitié seulement des cancers détectés doivent être opérés, les autres devant être simplement surveillés.
 
La chirurgie est le moyen de traitement le plus employé lorsque le patient a moins de 65 ans, ou quand les signes d’obstruction urinaires sont importants.


  • La radiothérapie externe : Elle est utilisée chez les patients de plus de 65 ans, en cas de récidive, et si la tumeur a franchi les limites de la prostate et n’est plus opérable.



  • La curie thérapie : elle consiste en la mise en place définitive dans la prostate de 60 à 100 grains d’iode 125 radioactifs. La quantité insérée est  proportionnelle au volume de la prostate. Les grains d’iode, petits fils métalliques de couleur argentée (diamètre : 0,8 mm, longueur : 4,5 mm) sont enrobés par une capsule en titane.



  • La chimiothérapie  est utilisée lorsque le cancer est plus avancé, en association avec la radiothérapie et l’hormonothérapie.

 

  • L’hormonothérapie : on utilise des médicaments antiandrogènes (anti-testostérone) pour empêcher la testostérone de stimuler la croissance de la tumeur.

 


La plupart des cancers de la prostate évoluent peu et ne présentent pas un risque vital pour le patient.

 

Après 75 ans, âge à partir duquel les cancers de la prostate sont fréquents, il n’y a pas de différence de mortalité entre les personnes opérées et les personnes non opérées. La cause du décès est alors souvent indépendante du cancer de la prostate.

Repost 0
Published by Gabrielle - dans Hommes
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 09:07

 

La mort subite du nourrisson (MSN ou « mort inattendue » du nourrisson) est le décès brutal et inexpliqué d’un bébé âgé d’un mois à un an, au cours de son sommeil.

 

Environ 400 décès sont recensés chaque année en France du fait de ce syndrome. C’est la première cause de décès entre 1 mois et 1 an.

 

Bebe.jpg

 

Les causes et facteurs de risque

 

Les causes des décès inexpliqués de nourrissons au cours du sommeil sont encore inconnues. Toutefois, même si 25 % des décès restent inexpliqués, certains facteurs favorisants ont été identifiés et agissent souvent de concert lors d’un décès :

 

1)      Les facteurs individuels

 

  • L’âge : la tranche d’âge la plus touchée va de 1 à 4 mois
  •  Le sexe :  Les cas les plus fréquents se retrouvent chez le garçon entre 2 et 6 mois.
  •  La prématurité.
  •  Une maladie respiratoire, cardiaque ou neurologique non préalablement détectée.
  •  Le reflux gastro-oesophagien (régurgitation) mal toléré et provoquant une fausse route alimentaire asphyxiante.
  •  Une anomalie biochimique cérébrale : On a constaté la présence de taux anormaux d’acétylcholine, un neuromédiateur du système parasympathique, dans le cœur des bébés décédés. Ce serait la conséquence d’une activité anormale du nerf vague, nerf du système parasympathique qui, entre autres effets, ralentit le rythme cardiaque. Certains antécédents peuvent être retrouvés : convulsions, spasmes du sanglot…

 

 

2)      Des facteurs familiaux

 

  • Des facteurs génétiques sont suspectés, mais dans 90 % des cas, le risque d’une nouvelle « MSN » dans une même famille est égal à celui de la population générale.
  •  Un milieu social défavorisé.

 

 

 

3)      Des facteurs d’environnement

 

  • La saison hivernale prédispose aux infections (rhume, bronchiolite virale…) avec hyperthermie (fièvre), susceptibles de déclencher une MSN.

 

  • La présence de fumeurs dans l’entourage du nourrisson et le tabagisme de la maman durant la grossesse.

 

  • Les conditions de couchage :

 

-          Un chauffage excessif de la chambre où repose le bébé.

 

 

-          Le partage du lit avec une autre personne, un matelas trop mou et avec oreiller, susceptibles de favoriser un étouffement.

Bebe_dort-papa-maman.jpg

 

-          La position de couchage sur le ventre ou sur le côté : c'est un facteur majeur dans la survenance d'une MSN.

 

 

 

Les moyens de prévention

 

  • La reconnaissance d’éventuels signes prémonitoires : malaises, rejets alimentaires nombreux, troubles de la régulation thermique…

 

  • Une position de couchage sur le dos : on a constaté une diminution de 75 % du nombre de décès lorsque l’enfant dort sur le dos et non sur le ventre.  

 

  • La température de la chambre du bébé ne doit pas dépasser 20 ° C. De plus il ne faut pas trop le couvrir.

 

Thermometre2.jpg

 

  • Une literie adaptée : Le matelas doit être assez ferme et ne pas laisser d’espace avec les bords du lit. Il faut proscrire la couette et l’oreiller ; un vêtement de nuit adapté (gigoteuse, surpyjama) doit être mis au bébé.

 

Gigoteuse.jpg

 

  • Le bébé ne doit rien porter autour du cou (tétine, chaîne…). Il faut également bannir les « cale-bébé ».

 

  • Le tabagisme est à proscrire pendant et après la grossesse.

 

  • L’allaitement au sein serait un élément protecteur dans la MSN.

 

 

Grâce à ces mesures de prévention, et notamment à l’adoption du couchage sur le dos, le nombre de cas de MSN par an en France est passé de 1274 cas en 1980 à 349 en 2000 (source : Inserm)

 

Bebe_dort_sur_le_dos.jpg

Bébé doit dormir sur le dos

Repost 0
Published by Gabrielle - dans Bébés
commenter cet article
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:07

 

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique évolutive qui consiste en une dégénérescence d’une partie du cerveau provoquant des troubles de la motricité.

 

 

Les causes et facteurs favorisants 

 

1) La cause directe  est la dégénérescence des cellules du locus niger (substance noire) et d’autres formations du tronc cérébral, qui entraîne un dérèglement du système dopaminergique.

 

Le mécanisme et les facteurs concourant à cette dégénérescence sont encore inconnus.

 

Cerveau.jpg

 

2) L’âge, et par conséquent le vieillissement, jouerait un rôle puisque les premiers signes apparaissent souvent entre 40 et 60 ans.

 

3) Le sexe : la maladie est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.

 

4) L’hérédité : des gènes seraient impliqués dans certaines formes de la maladie (Gène LRRK-2, gène pyridoxal kinase)

 

5) D’autres facteurs sont suspectés de favoriser la maladie :

  • Des toxiques de notre environnement : métaux lourds et pesticides
  • Une bactérie helicobacter pylori
  • Un traumatisme cranien
  • Certaines habitudes alimentaires, avec notamment un excès de vitamine B6

 

 

Symptômes de la maladie de Parkinson

 

Les premiers signes ne sont pas spécifiques à la maladie et peuvent évoquer d’autres pathologies (dépression, fibromyalgie, rhumatismes).

 

Les symptômes moteurs n’apparaissent que lorsque 70 % des neurones de la substance noire ont été détruits.

 

1) Premiers signes :

  • Fatigabilité
  • Troubles de l’équilibre
  • Troubles de l’humeur

 

2) Plus tard surviennent des tremblements, dans plus de 80 % des cas ; ces tremblements se remarquent essentiellement au repos et s’accentuent avec la fatigue ou le stress, mais diminuent lors des mouvements volontaires. Ils prédominent au niveau des mains mais se manifestent parfois au niveau des membres inférieurs, et exceptionnellement au niveau de la tête.

 

3) On note une attitude caractéristique : tête penchée en avant, dos courbé, coudes et genoux fléchis.

 

Parkinsonnien2.gif

 

Le corps du malade est rigide et l’on note chez lui une résistance à l’étirement qui cède par à-coups.

 

4) Le malade économise ses mouvements (akinésie).

  • On remarque notamment que le balancement des bras lors de la marche disparait.
  • Après une période assise, le premier pas est souvent laborieux et le malade avance à petits pas le corps penché en avant.
  • Le clignement des paupières se raréfie (amimie).
  • L’écriture et la parole sont également perturbées.

 

5) D’autres signes peuvent apparaître :

  • Hypotension orthostatique (en position debout)
  • Fourmillements
  • Crampes
  • Troubles du sommeil
  • Troubles psychiques : dépression et ralentissement du cheminement de la pensée, voire détérioration intellectuelle.
  • Amaigrissement
  • Hypersalivation apparente, due à une difficulté de déglutition
  • Altération de l’odorat
  • Constipation

 

 

En conclusion, les trois principaux symptômes de la maladie de Parkinson sont :

  • L’hypertonie musculaire (rigidité permanente des muscles)
  • Le tremblement
  • L’akinésie (mouvements limités)

 

 

Traitement de la maladie de Parkinson

 

Actuellement il n’existe pas de traitement permettant de guérir cette maladie, mais seulement des moyens de ralentir son évolution et de corriger les symptômes moteurs.

 

1) Le traitement médicamenteux

  • La L-dopa, un précurseur de la dopamine, compense le défaut de transmission de la dopamine par les neurones lésés. Ce médicament, qui n’agit que sur les symptômes, est efficace durant de longues années est malheureusement cause d’effets secondaires indésirables : mouvements anormaux, troubles cardiaques.
  •  Les agonistes dopaminergiques favorisent sa sécrétion de dopamine. Ils entraînent également des effets nocifs, notamment des conduites addictives (compulsions d’achat, addiction aux jeux d’argent, obsession sexuelle).
  • Un nouveau médicament, la rasagiline, pourrait ralentir la progression de la maladie.

 

 

2) La chirurgie, lorsque la maladie s’est agravée, a pour objectif de stimuler certaines zones du cerveau et de la moelle épinière avec l’implantation d’électrodes.

 

 

3) Les solutions encore à l’étude : La thérapie génique ou cellulaire, qui consiste à greffer dans le cerveau des neurones secrétant de la dopamine, représente une solution d’avenir, même si à ce jour les résultats obtenus sont décevants.

 

Neurone.jpg

 

 

Les moyens de prévention

 

Faute de connaissance précise sur le mécanisme d’apparition de la maladie de Parkinson, il n’est pas possible de prévenir son apparition. Par contre, on peut ralentir l’aggravation des symptômes par différents moyens :

 

  • La pratique régulière d’exercices physiques pour maintenir la mobilité et augmenter la sécrétion naturelle de dopamine.
  • La rééducation orthophonique pour traiter les troubles de la parole et de la déglutition (à l’origine de l’hypersalivation).

 

Repost 0
Published by Gabrielle - dans Santé
commenter cet article
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 06:34

 

L’apnée du sommeil est un bref arrêt respiratoire d’au moins 10 secondes survenant au moins 5 fois par heure. Il est suivi d’un ronflement survenant lors de la reprise de la respiration. C’est pourquoi on  confond souvent apnée du sommeil et ronflement.

 

L’apnée se distingue de l’hypopnée qui consiste en une occlusion incomplète du pharynx, alors que cette occlusion est complète lors de l’apnée. L’hypopnée réduit la ventilation d’au moins 50 %.

 

Apnee-sphere-ORL.gif

 

Ce syndrome touche 2,5 millions de Français, mais la plupart l’ignorent.

 

 

 

Causes et facteurs favorisants

 

1)      Causes


  • Causes obstructives, lorsqu’il y a obstruction des voies aériennes supérieures (nez, bouche, pharynx, larynx). La personne souffrant du Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) subit un rétrécissement du pharynx causé par un relâchement musculaire, d’où une circulation de l’air plus difficile ou ponctuellement interrompue lors des apnées.

 

  • Causes neurologiques, lorsqu’il y  a anomalie du contrôle de la respiration. Il s’agit alors de Syndrome d’Apnées Centrales du Sommeil (SACS).

 

 

2)      Facteurs favorisants

 

  • L’obésité qui favorise l’obstruction des voies respiratoires..

 

  • L’âge et le sexe : Les hommes sont plus souvent touchés par le syndrome d’apnées du sommeil, mais les enfants et les femmes post-ménopausées peuvent également en être victimes. Les risques augmentent avec l’âge.

 

  • La consommation d’alcool et de médicaments (tranquillisants, hypnotiques) qui favorisent un relachement des muscles du pharynx.

 

  • Certaines maladies, sans doute à la fois facteurs favorisants et troubles favorisés par l’apnée du sommeil : le diabète, l’hypertension.

 

  • Une malformation impactant la respiration : le rétrognathisme (menton rentré en arrière).

 

 

 

Conséquences


 

1)      Conséquence directe : des troubles du sommeil

 

Les pauses respiratoires provoquent des réveils incessants, mais le dormeur n’en a pas forcément conscience. Le sommeil profond, sommeil récupérateur, est plus rarement atteint chez l’apnéique. De plus le sommeil paradoxal -donc les rêves- est moins fréquent. Les ronflements gênent l’entourage.

 

 

2)      Conséquences indirectes :

 

  • Fatigue, manque d’énergie dès le matin.

 

  • Troubles de la concentration et de la mémoire.

 

  • Altération de l’humeur, irritabilité et tendances dépressives.

 

  • Somnolence durant la journée, avec pour conséquence un risque plus élevé d’accident de la route.

 

Apnee-dormir-au-volant.jpg

 

  • Baisse de la libido.

 

  • Accroissement de l’obésité : le manque d’énergie dû aux apnées nocturnes conduit à avoir moins d’activité physique.

 

  • Accidents cardiovasculaires et cérébraux

L’apnée du sommeil multiplie par deux le risque d’accident vasculaire cérébral. Les apnées du sommeil non traitées fatiguent le cœur et l’hypertension y est souvent associée.

 

Coeur_maladies.jpg

 

 

 

Diagnostic

 

  • Le constat d’un nombre important d’épisodes de somnolence durant la journée est un signal d’alerte.

 

  • La polygraphie respiratoire ou polysomnographie consiste en un enregistrement des paramètres respiratoires, cardiaques et du taux d’oxygène dans le sang, sur toute la nuit. Elle peut être pratiquée dans un établissement hospitalier ou à domicile, et permettra de confirmer les apnées du sommeil.

 

HYPNOGRAMME.gif

 

 

 

Traitement des apnées du sommeil


 

1)      Traitement direct des apnées

 

  • Le traitement idéal consiste en une amélioration de la respiration, et en fournissant de l’oxygène à l’aide d’un masque de ventilation en Pression Positive Continue  (PPC). Ce traitement nécessite une adaptation du dormeur –et de son conjoint- qui peut être initialement gêné par le port et le bruit du masque.

 

Apnees---MasquePPC.jpg

 

  • Un appareil dentaire peut avoir un effet bénéfique dans le cas d’apnées modérées. L’orthèse d’avancée mandibulaire, placée dans la bouche, maintient la mâchoire inférieure en avant pendant le sommeil. Cela libère le passage de l’air au niveau du pharynx et diminue les apnées obstructives.

 

 

  • Un traitement chirurgical existe mais les taux de réussite sont variables et les complications habituellement liées à une anesthésie générale sont à prendre en considération.

 

  • La stimulation électrique du nerf hypoglosse qui fait avancer la langue, à l'aide d'un pacemaker : cette toute nouvelle thérapeutique est encore à l'essai, notamment au CHU de Bordeaux en liaison avec un laboratoire américain.

 

  • Traitements alternatifs :

                *  La musculation des muscles de l'espace laryngo-pharyngé par le chant, la pratique d'un instrument à vent.

                * Un exercice de Qi Gong : la respiration souffle du vent

 

La respiration taoïste "souffle du vent"

Le soir avant de dormir

S'asseoir au bord d'une chaise, ou les jambes croisées sur un coussin épais

Yeux fermés

Inspirer bouche fermée, la pointe de la langue touchant le palais

Les yeux fermés regardent 30° vers le haut

Expirer bouche bien ouverte, la pointe de la langue touchant le plancher de la bouche

Les yeux fermés regardent 30° vers le bas

Tout en expirant, émettre longuement  le son "HA"
Continuer ainsi en allongeant progressivement le souffle

Poursuivre durant au moins 10 minutes

en prolongeant le temps de l'expiration pour rééduquer le diaphragme à ne pas se bloquer en phase inspiratoire


 

2)      Traitement des facteurs favorisants : traitement du diabète, de l’obésité, de l’hypertension…

 

 

 

En raison de conséquences pouvant être graves pour la santé, il est important de ne pas négliger ces perturbations du sommeil et de consulter son médecin en cas de fatigue permanente, d’irritabilité, de problèmes de concentration et de mémoire, de ronflement, de somnolence diurne et d’hypertension.

Repost 0
Published by Gabrielle - dans Santé
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de bio-bien-belle.over-blog.fr
  • Le blog de bio-bien-belle.over-blog.fr
  • : Présentation de fiches relatives à la santé, au bien-être et à la beauté.
  • Contact

Profil

  • Gabrielle
  • Ex enseignante, spécialisée en sciences médico-sociales.

Recherche

Archives

Pages

Liens